
Je passe devant le village de Douirane sans le savoir, arrivé à Imintanaoute, je m’arrête à une gendarmerie pour demander et commencer mon enquête. J’explique mon passé. Trois ou Quatre gendarmes s’apitoient sur mon sort, l’un d’eux demande à une vieille bonne présente dans une autre salle
« Tu connais toi une usine d’huile d’olive à Imintanaoute ?
Elle cherche et ne semble rien trouver dans ses souvenirs perturbés de vielle dame. Ils semblent aimer mon histoire alors ils m’aident. Un gendarme qui parle bien le français, me prend en main et cherche. Rien à Imintanaoute ne correspond à ma recherche, il y a bien une usine à huile d’olive qui fonctionne, mais cela ne correspond pas trop a votre description, me dit l’un d’eux, il m’indique le chemin un peu en français une peu en Marocain. Je lui répond, il rigole, ce n’est pas bon signe, il m’a dit que j’avais un bon accent, modestement je lui ai répondu que mon Marocain s’en est allé malheureusement depuis plus de 40 ans.
J’y vais. Je me perds, je n’ai rien compris à ses explications, j’ai voulu faire le malin en baragouinant quelques mots de Marocains, et pourtant la musique était là
Sur le chemin, un vieux monsieur sur son âne résigné de carte postale, nous croise. Je lui demande ou est l’usine à huile, il ne comprend pas le français, pas un mot. Je dois me lancer, je ne sais pas nager le marocain, mais si prêt du but comment ne pas se jeter a l’eau, et plonger.
Il m’écoute et je suppose qu’il comprend quelques mots, c’est mieux que moi qui ne comprends rien à ses réponses, pourtant l’usine n’est pas loin, je le sens, je pense le comprendre. Alors il se propose de nous y amener, il fait faire demi tour à son âne, le revoilà parti en sens contraire de son chemin. Il a le temps. Le proverbe berbère dit « les pressés sont déjà morts » il passe devant. La Renault Logan suit patiemment derrière l’âne, nouvelle et future carte postale. Ce sera là dés le premier jour un des nombreux geste d’amitié révélateur de ce peuple si serviable. Nous arrivons. Rien ! Je ne reconnais rien, ce n’est pas là, il manque trop de chose à mes souvenirs, pourtant je suis sur de mes souvenirs de gosse et des photos noir et blanc qui défilent devant moi. L’usine, la maison, la pente. Myriam me dit
« Il y a 40 ans Patrick penses y »
« Tu connais toi une usine d’huile d’olive à Imintanaoute ?
Elle cherche et ne semble rien trouver dans ses souvenirs perturbés de vielle dame. Ils semblent aimer mon histoire alors ils m’aident. Un gendarme qui parle bien le français, me prend en main et cherche. Rien à Imintanaoute ne correspond à ma recherche, il y a bien une usine à huile d’olive qui fonctionne, mais cela ne correspond pas trop a votre description, me dit l’un d’eux, il m’indique le chemin un peu en français une peu en Marocain. Je lui répond, il rigole, ce n’est pas bon signe, il m’a dit que j’avais un bon accent, modestement je lui ai répondu que mon Marocain s’en est allé malheureusement depuis plus de 40 ans.
J’y vais. Je me perds, je n’ai rien compris à ses explications, j’ai voulu faire le malin en baragouinant quelques mots de Marocains, et pourtant la musique était là
Sur le chemin, un vieux monsieur sur son âne résigné de carte postale, nous croise. Je lui demande ou est l’usine à huile, il ne comprend pas le français, pas un mot. Je dois me lancer, je ne sais pas nager le marocain, mais si prêt du but comment ne pas se jeter a l’eau, et plonger.
Il m’écoute et je suppose qu’il comprend quelques mots, c’est mieux que moi qui ne comprends rien à ses réponses, pourtant l’usine n’est pas loin, je le sens, je pense le comprendre. Alors il se propose de nous y amener, il fait faire demi tour à son âne, le revoilà parti en sens contraire de son chemin. Il a le temps. Le proverbe berbère dit « les pressés sont déjà morts » il passe devant. La Renault Logan suit patiemment derrière l’âne, nouvelle et future carte postale. Ce sera là dés le premier jour un des nombreux geste d’amitié révélateur de ce peuple si serviable. Nous arrivons. Rien ! Je ne reconnais rien, ce n’est pas là, il manque trop de chose à mes souvenirs, pourtant je suis sur de mes souvenirs de gosse et des photos noir et blanc qui défilent devant moi. L’usine, la maison, la pente. Myriam me dit
« Il y a 40 ans Patrick penses y »
(c'est moi qui prends le bain dans la cour de la maison de Douirane)

Le petit vieux, fait faire demi tour à son âne et s’apprête à s’en aller. Je m’approche de lui et lui serre la main avec quelques pièces dans la main, il refuse, je suis gêné, il n’a rien demandé, il a fait cela pour son plaisir, pas pour mendier
Je dois lui expliquer que ce n’est pas mendier, je voulais juste l’aider à un peu à mieux vivre quelques jours, quelques temps. Mes yeux, mes gestes, arrivent malgré tout à le convaincre. Je lui dis que c’est à moi qu’il fera plaisir en acceptant, il accepte donc. Je viens de prendre ma première leçon d’européen. On peut rendre service sans rien attendre en échange, meme si l’on manque de tout, sauf de son honneur, et ce petit vieux au visage fier et souriant en avait à revendre de l’honneur. Comme tous ceux de sa race.
Nous retournons chez les gendarmes pour lui expliquer que cela ne ressemble à rien à ce que je pense être l’usine de mon père. Mais entre temps notre ami avait téléphoné à des amis, il me dit
« A Douirane il y a une usine d’huile d’olive en ruine elle appartenait au français et au juif »Je frémis" (a suivre)

Le pitchou c'est moi, avec le camion de mon papa en 1958 regardez la porte il y a ecrit" huilerie cooperative"